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Le camp militaire de « Sissonne »

Buchancourt

La ferme en 1900

La ferme de Buchancourt.

1141

Beconis-Curtis (cartulaire de l'abbaye de Vauclerc, f° 90, Bibl. imp)

1681

Le fief de Buchancourt, relevait autrefois de la châtellenie de Pierrepont.

1755

Carte de Cassini

26 MARS 1876

Plaque provenant du cimetière de La Selve. L'état-civil de la commune de Sissonne atteste ce décès  mais ne mentionne pas les raisons de l'inhumation à La Selve, bien que Buchancourt soit rattaché à Sissonne.

 

Jean Charles Louis Justin MEURET, âgé de 62 ans, cultivateur à Buchampcourt.

1897

Expropriation pour création et extension du camp militaire : M. LEBEGUE n'entend pas se faire exproprier aussi facilement et va défendre « bec et ongles » ses intérêts. La ferme de Buchancourt fini par former une enclave dans le Camp.

1897 - Plan préparatoire de la ferme de Buchancourt avant expropriation.

On peut lire sur une lettre de M LEBEGUE du 08 janvier 1897 : « Je ne consens plus à autoriser les employés du génie à pénétrer dans mes propriétés de Buchancourt et moins encore à Monsieur Delcamps qu'à tout autre ».
Citation d'une lettre de M. le préfet du premier mars 1897 « Je requiers de monsieur le Commandant de la gendarmerie la présence de deux gendarmes pour assister le service du génie lorsqu'il se présentera pour opérer des levées de plan ».

23 DECEMBRE 1897

Malgré le Certificat de notification d'autorisation de pénétrer dans sa propriété, M. LEBEGUE s'oppose à l'entrée sur ses terres de l'agent chargé de métrer.

8 AVRIL 1899

AD02, fond 3J, pièce n° 2190. Travaux à faire en 1899. Enlèvement et transport des clôtures.

Buchancourt à la création du camp. La ferme est encore extérieure au camp, formant une enclave.
Plan du 03 NOVEMBRE 1899 : Le parc d'agrément apparaît en rose et autour les cultures en jaune et les bois en vert. Dans l'angle Sud-est le pavillon de Buchancourt qui sera transféré au Camp d'Orléans.

Détail du plan ci-dessous. (Dessin JF Martin)

27 JUILLET 1900

L'annexe de Buchancourt comprenant une baraque composée de raz de chaussée, 1 fournil, 1 débarras, 1 remise, 1 cave, 1 étage, 2 chambres, 1 cuisine et un faux grenier pour le logement du garde particulier de la Société de chasse (en dehors de la période de tir).

27 FEVRIER 1901

Rapport du Chef de Bataillon CHEVASNE, Chef du Génie de Sissonne, au sujet du déplacement du pavillon de Buchancourt au Camp de Sissonne.


Après remontage dans le camp, la maison de Buchancourt devient le « pavillon des généraux ».Le pavillon est reconstruit en bout de la rue de La Selve, au Camp.

- La somme de 3.000 francs qui est allouée pour reconstituer le pavillon dans ses formes et dimensions est insuffisante.
- Dans le devis estimatif, comme le réemploi des matériaux provenant de la démolition du pavillon de Buchancourt présentera beaucoup d'aléas et qu'on ne peut apprécier qu'approximativement.
- En raison de l'emplacement projeté par ce pavillon, au fond et dans l'axe de l'avenue qui borde le Camp des officiers généraux et supérieurs, on a cherché à rompre l'uniformité du bâtiment et à lui donner un aspect moins lourd, en enchainant légèrement la partie centrale constituant ainsi des combles utilisables pour le logement des ordonnances qui y accèderont par une échelle de meunier placée dans la cuisine.
- Dans la reconstruction on utilisera les pans de bois et les briques provenant de la démolition du pavillon, Le mur de derrière sera construit en moellons extraits des carrières du Camp, il en sera de même des deux murs de refend qui limitent la partie centrale et dans lesquels seront ménagées les cheminées. La distribution intérieure des locaux comprend une salle à manger et une cuisine, puis à droite une chambre à coucher avec cabinet de toilette et un cabinet de travail et dans l'aile gauche une chambre à coucher et un cabinet de travail. Une latrine sera installée à proximité du bâtiment.

18 AVRIL 1901

 

Marché de gré à gré entre M. CHEVANNE, Chef du Génie et M. Jules LOTTELAIN, entrepreneur de maçonnerie de Sissonne. Ce marché a pour objet la démolition du pavillon de Buchancourt et la reconstruction d'un pavillon avec utilisation des matériaux provenant de la démolition. Ces travaux s'élèvent à 3.000 francs et devront être terminés dans un délai de trois mois.

19 JUILLET 1904

Le général commandant le 1er Corps d'Armée demande le remplacement de l'escalier en fer par un escalier en pierres au pavillon du général en chef du CNS, au motif que le giron (largeur de marche) est trop réduit et que les officiers en descendant accrochent leurs éperons.



Avant juillet 1904, avec l'escalier central en fer.
Après juillet 1904, avec l'escalier central en pierres.

1905 ET 1906

Les pierres des bâtiments sont démontées et utilisées pour la réfection des chemins dans le Camp. Les pierres de Buchancourt servent aussi à la construction de la cuisine de l'artillerie, d'un hangar à fourrages et d'un hangar à bois.

16 JUILLET 1908

Transfert au camp de Sissonne du pavillon de Buchancourt, devenu le pavillon du général.

1935

Plaquette du Camp. Il existe un petit pavillon, dit «Pavillon de Chasse», qui est éventuellement utilisé pour le logement d'un officier général avec son état-major.

2015

Projet de démolition du pavillon des officiers, le bâtiment est en mauvais état extérieur.

 

 

 

 

 

 

 


 

En 2015 (Photos JF Martin)

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 


Les fermes dans le camp :

- Buchancourt
- Jeoffrécourt
- Le Buisson
- Macquigny
- Solféricourt


Recherches : JF MARTIN - M BERRIOT

Mise en page : PH

Les cartes postales du camp

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© Site du Club Informatique Ademir. Dernière modification le 08/12/2015 à 11:22