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Le camp militaire de « Sissonne »

1892 Arrivée du 45ème RI

Arrivée du 45ème RI à Sissonne

LE 45e REGIMENT D’INFANTERIE A SISSONNE.

ALLIER André Louis Marie François.

Le Colonel ALLIER
2 novembre 1856 : il nait à Grenoble.
1877 : Il entre à saint Cyr, sous lieutenant en 1879, Capitaine au 97e RI, Chef de bataillon au 99e RI.
Décembre 1908 : Il arrive comme lieutenant colonel au 45e RI.
Mars 1910 : On le retrouve occupant les fonctions de major au camp de Sissonne.
Du 16 mai au 2 juin (1910) : Il exerce le commandement du 245e RI au camp de Sissonne.
1er avril au 1er octobre 1911 : Il exerce à nouveau les fonctions de major au camp de Sissonne.
Du 13 au 30 avril 1912 : Il exerce le commandement du 245e RI au camp de Sissonne.
24 septembre 1912 : Il est promu Colonel par décret et affecté au 28e RI.
29 décembre 1916 : Décédé à l’hôpital militaire du Mans des suites d’une maladie contractée sur le front. N’est pas déclaré « Mort pour la France ».

17 JUILLET 1896

Inauguration officielle du Camp par le 45e Régiment d’Infanterie de Laon et le 87e Régiment d’Infanterie de Saint-Quentin. Le Camp étant commandé par le général de brigade STHROL, commandant la 8ème brigade d'infanterie et gouverneur de la subdivision militaire de Saint-Quentin.

09 MAI 1897

Projet complémentaire. La loi du 04 mars 1897 crée un quatrième bataillon par régiment. Ce qui entraine la modification des plans de prévision de construction, basés sur trois bataillons.
Suite à la décision du 19 mars 1897, la commission d'étude décide que le 4e bataillon du 45e RI de Laon, qui sera prochainement créé serait loger au camp de Sissonne, de façon définitive. Il faudrait donc construire 4 pavillons d'hommes et 1 pavillon pour officiers. Coût de l'opération : 1.875.000 francs.

13 AOUT 1900

2301. Installation d'une compagnie du 45e RI dans le baraquement n° 2. Elle est chargée particulièrement de la garde du CNS. Il n'existe pour cette compagnie, ni cantine, ni locaux disciplinaires. Des planches à pain et des râteliers sont déjà installés, reste les planches à bagages qui seront installées pour le 25 septembre au plus tard, sans doute la date d'installation de la Cie. Le service de l'intendance fera installer le matériel de couchage (châlits et fournitures).

06 JUILLET 1906

Inspection à Sissonne. Le Général BRUGERE en tournée d’inspection, est arrivé à Laon jeudi pour inspecter la 4e brigade et le 19e chasseurs, qui sont actuellement campés à Sissonne. Hier a eu lieu une manœuvre entre les troupes du camp et le 45e régiment d’Infanterie, en garnison à Laon et auquel l’alerte a été donnée pendant la nuit. La manœuvre s'est terminée vers midi ; le général BRUGERE a été très satisfait et a particulièrement félicité le 45e régiment.

Avant 1914. Séance de lutte au 45e RI, au Camp de Sissonne.Le gradé, au centre de l’image porte le képi du 45e RI.

03 MARS 1910

Référence les Tablettes de l’Aisne. Au Camp de Sissonne. On annonce que cette année, une seule division du 2e corps d’armée ira au camp de Sissonne pour les évolutions et tirs à grande distance, ce serait la 4e division d’infanterie. La 8e brigade d’infanterie (45e régiment d’infanterie, 87e régiment d’infanterie, un groupe du 29e régiment d’artillerie, deux escadrons du 5e régiment, de dragons de Compiègne et un peloton du 3e génie d’Arras séjourneraient au camp du 5 au 21 avril prochain avec le 245e régiment d’infanterie de réserve, rattaché au 45e régiment d’infanterie.

13 MARS 1910

Au camp de Sissonne. Les dispositions par lesquelles le 45e régiment d’infanterie, à Laon, était jusqu’à présent chargé de la passation des marchés généraux de toute nature pour l’occupation annuelle du camp de Sissonne, ont été abrogées tout récemment par le général commandant le 2e corps d’armée. C’est ainsi que les corps de troupe, ont été invités à se préoccuper eux-mêmes des fournitures nécessaires à leurs ordinaires pour l’occupation en 1910. Toutefois, si certains marchés peuvent être conclus à la diligence des corps, il en est d’autres qu’ils ne peuvent conclure. Le général commandant le 2e corps d’armée vient donc de décider que le 45e régiment d’infanterie, à Laon, passerait, pour 1910, un marché général pour l’adjudication des issues et des fumiers.

1er SEPTEMBRE 1910

Sissonne. Au Camp. A partir du 5 septembre, le camp ne sera plus occupé que par les troupes de garnison et un groupe d’artillerie du 29e Régiment d’Artillerie à partir du 1e octobre et provisoirement une compagnie du 45e Régiment d’Infanterie de Laon, probablement à partir du 26 septembre.

22 AOUT 1906

Réserve de cuisine : 1 pour le bataillon permanent à venir du 45e RI.
Reste à loger 1 brigade de 2 régiments à 3 bataillons, soit 6 bataillons.
Reste 6 cuisines : les bataillons peuvent être logés dans le Camp.

15 MAI 1910

Au Camp. La commission réunie au Camp sous la présidence du lieutenant colonel ALLIER, du 45e régiment d’infanterie, major du camp, pour le déboisement à effectuer dans le camp, a soumis ses propositions au général commandant le 2e corps d’armée, lequel a demandé leur avis au commandant de l’artillerie et de la cavalerie du 2e corps d’armée. D’ores et déjà on peut prévoir que seront déboisés certaines crêtes pour permettre à l’artillerie des mises en batterie que l’inextricabilité de certains terrains rendaient impossibles et une grande partie du bois au Sud du camp, bois de nouvelle acquisition et où aucune route ni chemin n’existe pour les manœuvres de l’infanterie.

29 MAI 1910

Référence AD02, journal les Tablettes de l’Aisne. La réception de Jeoffrécourt. La «réception» de la promotion de Jeoffrécourt a eu lieu hier soir à 21 H 30 à l’Hôtel Terminus de Sissonne. Après une allocution du Président, le lieutenant COLLEAU du 245e, qui félicita les membres de la promotion de leur entrain, de leur endurance, de leur solidarité, le champagne coula et l’on trinqua au 245e, au 45e son aîné, ainsi qu’aux camarades de l’active dont l’accueil fut toujours si aimable. Puis une soirée à laquelle des artistes de Paris avaient été conviés, a commencé artistique et des plus réussies. Au cours de cette soirée, les officiers nouvelles recrues de la promotion, ont reçu le baptême de Jeoffrécourt. On sait que d'après les statuts de la réunion, les recrues doivent à chaque période se rendre à la ferme de Jeoffrécourt avec la promotion y boire, face au puits, un quart de l’eau du puits, après avoir fait serment de fidélité à la promotion, serment fait, tandis que les aînés chantent le refrain et battent le refrain de Jeoffrécourt.
Le 245e ayant été à Jeoffrécourt jeudi à l’aube et l’emploi du temps ne le permettant pas, le bureau de la promotion a décidé que le baptême aurait lieu cette année par exception à Sissonne. Et ce fut la cérémonie d’hier, qui a resserré plus encore, si cela est possible, les liens qui unissent les lieutenants du 245e, membres de Jeoffrécourt, Après la soirée un souper a été servi par les soins de Madame CROSNIER, l’aimable propriétaire de l’hôtel Terminus. 33 lieutenants du 245e et 45e y assistaient.

01 OCTOBRE 1910

Le groupe du 29e Régiment d’Artillerie se compose de : 1 capitaine commandant le groupe, 3 capitaines commandants de batteries, 5 lieutenants, 1 médecin, 1 vétérinaire, 4 adjudants, 3 maréchaux des logis chef, 3 maréchaux des logis fourriers, 25 maréchaux des logis dont 1 maréchal-ferrant et 236 brigadiers et hommes de troupe, auxquels s’ajoutent 175 chevaux.
Les travaux n’étant pas terminés aux Thuillots, provisoirement les officiers sont logés à Sissonne-village et le reste du groupe au Camp d’Orléans. La compagnie du 45e RI qui doit prendre ses quartiers d’hiver au CNS restera au fort de Montbérault, près de Bruyères.

11 SEPTEMBRE 1914

10e Division de Cavalerie . Elle se trouve entre Château-Thierry et Soissons et a pour mission de continuer son mouvement en avant vers le Nord, vers le Camp de Sissonne. Elle se compose d’au moins seize régiments de cavalerie, trois groupes de chasseurs cyclistes, trois groupes d’artillerie (soit trente six bouches à feu) et un bataillon du 45e RI. Sont présents à Sissonne six régiments de cavalerie, un groupe de chasseurs cyclistes, trois batteries de 75 et un bataillon du 45e RI.

13 SEPTEMBRE 1914

Champ de bataille de Sissonne, 13 septembre à 17h00.
10e Division de Cavalerie . La D.C a mission de continuer à agir sur l’ennemi en retraite. Départ à 5h30, axe de marche : Pontavert- La-Ville-Aux-Bois-Amifontaine-Sissonne. Le 15e RD est d’avant-garde. A 8h00, elle débouche sur la Ville-aux-Bois, quelques coups de fusil provenant des combats du 3e Corps d’Armée vers Prouvais mais la DC n’intervient pas pour atteindre Sissonne, elle atteint Juvincourt, marque un temps d’arrêt pour avoir le temps de reconnaître la région de Sissonne, où le QG stationne. Il est fait 13 prisonniers. Un camion et une auto sont pris. A 10h45, des hauteurs de Craonne, l’artillerie ennemie tire sur La-Ville-Aux-Bois, puis sur le Camp.

15h00, La DC se porte sur Sissonne en traversant le Camp, par la ferme de Fleuricourt. Elle marche en colonne par deux. A 17h00, arrivée au Camp, cantonnement à l’entrée Est de Sissonne.

45 RI . Cantonné à Fismes dans la nuit du 12 au 13, le régiment est en soutien de la 10e Division de Cavalerie dont l’axe de marche est Fismes – Sissonne. Le bataillon Bourdeu embarque à Fismes en autobus à 6h00 pour Sissonne, où il arrive à 18h00. Cantonnement à Sissonne avec l’AP à la lisière Nord-ouest de Sissonne, la Cie Marlier est poussée jusqu’à la ferme de Macquigny. Nuit tranquille.

14 SEPTEMBRE 1914

LECLERE Octave, du 45e RI , décède le 14 septembre 1914 à Saint-Erme et se trouve inhumé dans la nécropole de Pontavert (02) tombe individuelle n° 773.
DUMONT André, soldat au 45e RI , décède le 14 septembre 1914 à Saint-Erme et se trouve inhumé dans la nécropole Nationale de Pontavert (02) tombe individuelle n° 847.
DUMONT Marcel Émile, soldat du 45e RI , décède le 14 septembre 1914 à Saint-Erme. N’est pas inhumé dans une Nécropole Nationale.
GOURBESVILLE Gabriel Louis Désiré, soldat au 45e RI, disparu le 14 septembre 1914 à Saint-Erme et se trouve inhumé dans la nécropole de Nécropole Nationale de Sarrebourg (57), tombe n° 10893.
LE NOEL Arsène Georges Alexis, caporal au 45e RI, disparu le 14 septembre 1914 à Saint-Erme. N’est pas inhumé dans une Nécropole Nationale.
LECLÈRE Octave Fernand, soldat au 45e RI, décède le 14 septembre 1914 à Saint-Erme et se trouve inhumé dans la nécropole de Pontavert (02) tombe individuelle n° 773.
LEGRAND Marcel Edmond, soldat du 45e RI, disparu le 14 septembre 1914 à Saint-Erme. N’est pas inhumé dans une Nécropole Nationale.
MARION Louis Charles Marie, soldat au 45e RI, décède le 14 septembre 1914 à Saint-Erme et se trouve inhumé dans la Nécropole Nationale de Pontavert (02) tombe individuelle n° 769.
RAULT Maurice Urbain, soldat au 45e RI, disparu le 14 septembre 1914 à Saint-Erme. N’est pas inhumé dans une Nécropole Nationale.

14 SEPTEMBRE 1914

Récit du Général CHAMBRE. Il est alors sous-lieutenant au 20e régiment de dragons. Il fait partie des derniers éléments à quitter Sissonne. « A la sortie du bourg de Sissonne le camp de Sissonne s’étend vaste et désert. Près des baraquements, des milliers et des milliers de traces de fers de chevaux attestent l’endroit où, hier, la division mit pied à terre. L’herbe rare a été rongée, saccagée par larges places.
Dans la deuxième voiture sont entassés à l’arrière trois des officiers et les deux conducteurs faits prisonniers soit dans l’épicerie de Sissonne, soit au château de Marchais. Un chasseur cycliste a pris le volant de la voiture, avec à ses cotés un autre chasseur en armes. Au milieu du camp de Sissonne, l’essence vient à manquer, panne sèche, il faut continuer à pied, au milieu des dragons à cheval. L’auto a été incendiée, afin de n’être pas récupérable par les allemands.
Nous trouvons un petit poste d’infanterie du 45e RI, oublié près de la ferme de Fleuricourt. Ignorant les événements et non prévenu, il n’a pas bougé de place, laissant couler les heures. Le capitaine lui assure que depuis longtemps son unité à quitté la Maison Bleue, en autobus, suivant probablement la route directe d’Amifontaine… Et le chef de section se décide à rentrer avec nous ».

21 SEPTEMBRE 1914

HAMOUIS Valentin Jules Émile du 45e RI , décède à 4h00 à l’ambulance française, rue du camp à Sissonne.

Acte de décès de Valentin HAMOUIS.

22 SEPTEMBRE 1914

Inhumation de HAMOUIS Valentin Jules Émile du 45e RI.
Sissonne étant occupé, les honneurs sont rendus par l’armée allemande.
Extrait des cahiers de Désiré ROUX.

15 AVRIL 1920

Occupation des casernements du CNS. Quartier d'Orléans - 1 bataillon du 45e RI. CGA, manutention, logements d'officiers. Quartier d'Orléans - 50 artificiers, 500 chinois.

17 JUILLET 1921

Le feu au camp. Des milliers d'obus explosent, i1 n'y a que des dégâts (matériels) mais ils sont importants. Nous apprenions, mardi matin, qu'un violent incendie venait d'éclater au camp de Sissonne et déjà le bruit courait à Laon, qu'à la suite d'explosion d'engins de guerre qui s'y trouvaient, voire même d'obus à gaz, il y avait de nombreuses victimes. On parlait de plusieurs tués et d'une trentaine de blessés. Heureusement, ces bruits étaient très exagérés et jusqu'ici nous n'avons à enregistrer que le cas d'un Polonais assez sérieusement indisposé par la chaleur. Nous nous sommes rendus mardi soir au camp où nous avons recueilli les renseignements suivants :
Un immense incendie dévore, en ce moment, la partie boisée du camp. Le bois qui se trouvait entre Lappion et La Selve (aux Vuides Granges) est complètement brûlé et le feu s'est propagé au bois des Godfrains. C'est surtout près de la côte 109 que l'incendie a pris de l'extension. Près du Buisson, au bois de Solféricourt, 200.000 obus étrangers qui avaient étaient amenés là pour être détruits, ont explosé, occasionnant une panique bien compréhensible du reste, parmi les habitants des villages environnants et des fermes isolées, dont plusieurs sont partis précipitamment. Mais nous devons dire que jusqu'ici les autorités n'ont fait évacuer personne.
Des précautions ont été prises ; des masques à gaz ont été envoyés dans la région, mais on n'a pas encore eu à s'en servir. En effet, la route sépare du foyer d'incendie, un dépôt de munitions à gaz se trouvant de l'autre côté, à une assez grande distance.
Les soldats du 45e Régiment d’Infanterie, envoyés sur les lieux, ainsi que des soldats du 102e, se trouvant, en ce moment au camp pour leurs écoles à feu, ont pour mission d'empêcher le feu de se propager dans cette direction. Il semble maintenant établi que pour ce dépôt, tout danger doit être écarté. La route empierrée de La Selve à La Malmaison sert de barrage mais par précaution, les habitants de Nizy-le-Comte et de La Malmaison se tiennent sur leurs gardes, afin de préserver leurs récoltes. Espérons donc que les braves populations de cette région en auront été quittes pour la peur et que nous n’aurons aucun accident à signaler. Les autorités et M. le capitaine de gendarmerie se sont rendus sur les lieux afin de parer à toute éventualité.

24 JUILLET 1921

Nizy-le-Comte. Encore un incendie. Le 13 juillet, un incendie s’est déclaré à la ferme de Montigny-la-Cour, appartenant à M. MALLET et exploitée par M. le comte de Colo d’Esquerie. Une grange contenant deux chariots de paille avec 500 kilos de pois non battus, un tombereau, un concasseur à engrais, un hache-paille, 70 tonneaux vides, 300 sacs à engrais, ont été la proie des flammes. Grace aux secours apportés par les pompiers de La Selve, une trentaine de soldats du 45e Régiment d’Infanterie sous les ordres de deux officiers, le feu qui aurait pu prendre de grandes proportions, a pu être circonscrit.

Quelques photos

Arrivée ....
Arrivée ....
Arrivée ....
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