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Les sites et monuments remarqués dans « Sissonne »

Le Monument dit de 1870

Le monument aux morts de 1870Dans le cimetière

Sissonne, - Inauguration d'un Momument commémoratif (1888).

Source : Archives de l'Evêché de Soissons, La Semaine religieuse, 1888

Dans l'après-midi du 22 avril, a eu lieu l'inauguration solennelle du monument érigé, dans le cimetière de Sissonne, à la mémoire des enfants de cette commune morts pour la patrie. Tous les habitants, après avoir avec un généreux empressement concouru par leurs offrandes à l'érection de ce monument, avaient tenu à honneur et regardé comme un devoir d'assister à cette pieuse cérémonie. Le drapeau national flottait à la façade d'un grand nombre de maisons. Vers trois heures, le cortège officiel se formait devant l'Hôtel de Ville. Du discours de l'honorable M. SéblineM. Sébline est conseiller général et sénateur. (Voir infos) dans lequel il a fait ressortir les titres de chacun des soldats à la reconnaissance et au souvenir de leurs concitoyens, nous extrayons ces quelques lignes :

... Il n'est pas, en effet, de guerre soutenue par la France depuis vingt ans, où le sang des enfants de Sissonne n'ait coulé. Votre vieille cité a largement payé sa dette à la Patrie. Aussi le même élan qui portait sa population tout entière à souscrire pour l'érection de ce monument, la réunit-il aujourd'hui sous les voûtes de votre vieille église, trop petite pour contenir l'assistance recueillie et profondément émue qui se presse autour de ce monument. Vous avez tous compris qu'une semblable solennité serait incomplète, quelle serait dépourvue de sanction morale, si elle n'éveillait pas dans les âmes la pensée de l'immortalité. Ceux qui sont morts pour la Patrie revivent, c'est notre espoir et notre consolation dans un monde ou toutes les vertus, et la plus noble de toutes, celle qui commande le sacrifice de la vie, trouvent leur récompense. Qui rendra la suprême pensée de ces jeunes hommes moissonnés à la fleur de l'âge ? Leurs yeux, avant de se fermer pour toujours à la lumière, ne se sont-ils pas tournés une dernière fois vers ce clocher dont l'airain sonna joyeusement leur naissance, vers ce foyer domestique dont ils étaient l'espérance et la joie et que leur mort allait plonger dans un irréparable deuil ? Quelle plus consolante pensée que l'espoir de la réunion par delà le tombeau a pu fortifier leur courage et adoucir l'amertume de leurs derniers moments ? Vous avez eu raison d'affirmer cette croyance dans cette solennité ...

Le cortège officiel s'est ensuite rendu à l'église pour entendre les prières des morts et assister au salut solennel. Là M. le doyen de Sissonne a prononcé une allocution toute vibrante des sentiments les plus élevés, et a célébré dans un brillant langage l'accord si nécessaire, si fécond et si heureusement réalisé, cette fois encore, du patriotisme et de la religion catholique. Pour nous résumer, toutes les personnes, soit de Sissonne, soit des environs de cette ville, qui assistaient à cette cérémonie funèbre, en ont emporté les plus fortifiantes impressions et les plus consolants souvenirs, une cité s'honore quand elle conserve, par un monument durable, le souvenir de ses enfants qui ont héroïquement défendu et glorieusement servi la patrie française.

Quelques photos

Le monument du cimetière en 2006,
Le monument du cimetière,en cours de restauration (2007),
D'autres vues ici

Les enfants de Sissonne tombés pour la Patrie de 1859 à 1912

1859 Zéphirin Bornier
1859 Hubert Notelet
1869 Ernest Lagneaux
1870 Victor Journa
1870 Léonice Varoqueaux
1871 Eugène Baudvin
1871 Jean-Baptiste Berriot
1871 Flavien Mahieux
1871 Timothée Pourrier
1885 Désiré Carlier
1887 Augustin Courtefois
1890 Arthémis Tellier
1891 Hyppolyte Noël
1893 Victor Fouan
1902 Gustave Baudvin
1904 Clément Baudvin
1904 Ernest Vincelet
1907 Henri Lemoine, cap. au 67e
1912 Henri Delemme

 

Recherches : J.F. Martin - M. Berriot

Mise en page : PH.

A suivre ...



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© Site du Club Informatique Ademir. Dernière modification le 12/09/2016 à 19:04